Les Mines de Charbon

 
 

RONCHAMP

 

 

 

Plaque Commémorative des Houillères

 

créé par Bernard Poivey  en 1994

Dans la première moitié du XXe siècle, la Direction des houillères de Ronchamp,pour assurer l'exploitation des mines, est contrainte de faire appel à une main-d'oeuvre étrangère, faute de pouvoir recruter au niveau local. C'est à la population polonaise qu'il sera le plus fait appel. Progressivement, cette communauté s'installe, s'insère dans les structures existantes, en crée de nouvelles. 

 

 

 

 
En 1875, les Mines emploient 1500personnes ,
et produit 200000 tonnes de charbon par an .

Les fours à Coke  

 

 
L'activité minière débute à Ronchamp au milieu du XVIII
siècle. Elle ne constitue alors qu'une ressource complémentaire
 pour une population essentiellement agricole.
 
 

Après 1945, l'appauvrissement du gisement et sa faible rentabilité firent qu'on rechercha à nouveau le charbon aux affleurements, là où une première couche avait déjà été exploitée, mais où une deuxième couche avait été dédaignée.

 
   

Le bassin minier de Ronchamp, quoique modeste, a fonctionné de façon régulière pendant 200 ans. Découvert dès 1750, grâce à des affleurements sur les sites de l'Etançon et du Chevanel au nord de Ronchamp, il a été exploité d'abord par galeries jusqu'en 1820, ensuite par puits de plus en plus profonds et de plus en plus au sud jusqu'en 1958. La cité minière a vécu au rythme de ses mineurs qui furent jusqu'à 1500 employés.

        

 
 

Le puit St Marie (359 mètres)

 

 

 

Le 23 janvier 1869 au Puits Sainte-Marie

 

Un travers banc au rocher, une galerie venant de St-Charles à 304 mètres de profondeur: 4 mineurs, un manoeuvre travaillaient dans ce quartier au poste de nuit. L'aérage semblait bon, le tir des mines était autorisé. Des consignes de précaution étaient fixées. Un petit rien, un "soufflard" imperceptible dans un trou de mine qui avait traversé  une veinule de charbon de 8 cm une explosion bousculant sur plus de 500 mètres la galerie. 2 ouvriers qui travaillaient plus furent tués également, tous avaient des brûlures profondes. 7 mineurs furent tués.

 

Les victimes:

Clerget Claude, Chef de poste

Clerget Joseph, mineur

Dupont François, mineur

Godet Michel, mineur

Jardon Charles, mineur

Lamboley François mineur

Roy François, manoeuvre

 

 

 

 

 

Le 22 décembre 1950 à 13 heures.

 

Après le dénoyage du Puits de l'Etançon.

 

Ont retrouva quatre mineurs morts en tête de leur taille.

Ils portaient les traces d'une lutte désespérée, sur leurs mains ensanglantées.

 

17 mineurs rescapés.

 

 

 

             

Entrée d'une galerie de l'Etançon

(38 mètres)

   
 

 

 

Entrée Galerie 780 (38 mètres)

Pourquoi " Notre Dame d'Eboulet

Tout laisse à supposer que la famille de Grammont était largement représentée parmi les actionnaires

Une comtesse de Grammont, en religion soeur Henriette a parait-il influencé cette dénomination en 1851.

 

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Le Puits "Notre Dame d'Eboulet"

 

L'extraction fut arrêtée en 1902. Il fut noyé, abandonné en 1903.

Dénoyé en 1928 pour permettre de reprendre des réserves vers les Puits du Magny et Chanois

 

Le Puits Notre-Dame d'Eboulet (558 mètres)

   

 

 

 

 

 

 

Salle des machines du puits Arthur de Buyer

(1010 mètres)

 

 

Le musée de la mine de Ronchamp est né à l'initiative de Marcel Maulini, l'un des derniers médecins de la mine. Dans un bâtiment à deux niveaux, il a rassemblé tous les objets liés à cette activité qui a marqué la commune de Ronchamp pendant deux siècles :outils, lampes, calots, masques, blasons et fanfares.

 

 

   

 

Site du Musée de la Mine Marcelle Maulini.Cliquer Ici !

 

La mémoire des gueules noires


En 1750, la découverte de gisements de houille scelle pour deux siècles le destin de Ronchamp (Haute-Saône). En tout, une dizaine de galeries seront creusées, avant que soit entrepris, en 1810, le forage du puits Saint-Louis, le premier d’une chaîne qui en comptera 26 à la fin de l’exploitation.

 

 En 1875, 1 500 mineurs seront employés sur le site pour en extraire, chaque année, 200 000 tonnes de charbon. Jusqu’à la fermeture, en 1958. Le délégué mineur et maire de cette époque, Alphonse Pheulpin, a joué un grand rôle dans la Ssm et à l’Union régionale des Ssm.

 

La mémoire de ce passé laborieux, Ronchamp l’a conservée grâce au docteur Marcel Maulini, l’un des derniers médecins de la mine, qui fonde un musée au cœur de la ville afin de rendre hommage à la profession de mineur, exposée aux coups de grisou et à la silicose.
A côté des outils de toutes sortes, des lampes à feu nu puis à flamme protégée, des objets personnels tels les masques antipoussière, les écuelles en fer blanc ou les calots, le médecin retraité a consacré une part importante du premier étage du bâtiment, devenu musée municipal et ouvert au public à partir de 1976, à l’évocation de ces maladies.


Ouvrages de référence, coupes anatomiques de poumons atteints et planches médicales traduisent l’effort de recherche mené sur place avec des moyens et des connaissances alors rudimentaires. A quelques mètres, d’autres photographies, documents et costumes folkloriques nous rappellent que nombre des mineurs ainsi malmenés par l’exploitation intensive de l’environnement étaient des Polonais, venus à Ronchamp en trois vagues d’immigration successives (1873, 1923 et 1930) pour y travailler et y entamer une nouvelle existence.


Mais la mine n’était pas que drames et tristesse. C’était aussi une organisation industrielle et sociale en perpétuelle évolution. Et une communauté soudée. Avec blasons et fanfare, la fête de la Sainte-Barbe, patronne de la corporation, permettait aux mineurs de se retrouver avec femmes et enfants pour des moments souriants qui favorisaient l’intégration des derniers arrivés, comme l’attestent les étendards et instruments réunis par
Marcel Maulini.


Cette cohésion s’exprimait également dans les coups de gueule et de colère, notamment à l’occasion des grèves, fréquentes dès le XIXe siècle. Car la prière, très présente dans ce monde ouvrier, comme le montrent les objets artisanaux de culte et les statuettes religieuses rassemblés au musée, ne pouvait tout résoudre à elle seule.

P.S. Musée de la mine Marcel-Maulini, 33, place de la Mairie, 70250 Ronchamp. Tél./fax : 03 84 20 70 50. En juin, juillet et août, ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 19 heures. Fermé le 14 juillet.

 

 

www.ronchamp.org